BAC PRO COMMERCE : UNE FORMATION PROFESSIONNALISANTE MAIS AVEC DES DEBOUCHÉS LIMITÉS

Études

En cette période de crise sanitaire, où nous sommes tous confinés et où la possibilité de s’informer en « direct », sur les salons, via les portes-ouvertes, etc., est impossible, j’ai décidé, à mon tour, de vous partager mon retour d’expérience sur le Baccalauréat que j’ai effectué.

Bac Pro commerce

Depuis maintenant quelques semaines, alors que nous sommes tous confinés, en pleine période où bon nombre de jeunes cherchent à s’informer pour s’orienter au mieux, nous avons tous pu voir naître une grande chaîne de solidarité entre étudiants. Elle consiste à mettre à disposition de ceux qui le veulent son retour d’expérience sur son cursus scolaire

Aujourd’hui, j’ai moi aussi voulu participer, à mon échelle, et partager avec vous mon retour d’expérience du Baccalauréat Professionnel Commerce, un Baccalauréat que j’ai pu « pratiquer » durant trois années, de 2013 à 2016. (Dans quelques jours, je vous ferai également part de mon retour d’expérience sur la Licence Information-Communication.)

Ici, je vous dirais les points positifs et négatifs, selon moi, que peut avoir cette formation et ce type de Baccalauréat. 

Vous êtes prêt(e) ? C’est parti ! 🙂

Baccalauréat Professionnel Commerce 

Comme vous pouvez le voir dans mon parcours scolaire, j’ai effectué un Bac Pro Commerce, que j’ai obtenu en 2016 avec une Mention « Bien ». 

Récemment, la formation a changé de nom et est devenue : Baccalauréat Professionnel Métiers du Commerce et de la Vente (MCV) option A Animation et gestion de l’espace commercial. Concrètement, ce qui a changé, c’est que le Bac Pro Commerce et le Bac Pro Vente ne sont plus des diplômes dissociés mais un seul et même diplôme avec des options différentes : l’option A équivalant au Bac Pro Commerce et l’option B équivalant au Bac Pro Vente

Cette petite précision faite, passons à la présentation de la formation. 

Le Bac Pro Commerce est une formation professionnalisante et se prépare en trois années. À la fin de la deuxième année, en fin de Première donc, on passe une certification, en CCF (Contrôle en Cours de Formation), qui donne accès à un diplôme nationalement reconnu : le BEP MRCU – Brevet d’Études Professionnelles Métiers de la Relation aux Clients et aux Usagers

Enseignements et spécialités

Les enseignements du Baccalauréat Professionnel Commerce sont scindés en deux blocs : les enseignements généraux et les enseignements professionnels.

Pour ce qui est des enseignements dits généraux, nous pouvons retrouver : Français – Histoire – Géographie ; Éducation morale et civique ; Langues vivantes 1 et 2 ; Mathématiques appliquées ; Prévention – Santé – Environnement (souvent abrégé en PSE) ; Arts appliqués – Cultures artistiques ; Éducation physique et sportive. 

Pour l’aspect technologique et professionnel, on retrouvera des enseignements tels que : Économie-Droit, Gestion commerciale, Gestion du point de vente, Merchandising, Marketing, etc. Vous l’aurez compris, ces enseignements sont très axés sur le commerce, la vente sédentaire, en point de vente. 

Outre ces enseignements technologiques et professionnels, 6 périodes de stagesréparties sur les trois années, permettront de mettre en pratique les connaissances acquises lors des cours. C’est là la vraie force du Bac Pro Commerce, et de toutes les formations professionnelles : la pratique. Donner la possibilité aux étudiants de voir les réalités du métier, de voir ce qu’ils aiment et ce qu’ils aiment moins, de monter en compétences, sur une période assez longue (entre 3 et 6 semaines par stage, pour ma part, à l’époque), est un véritable plus.

MAGASIN VETEMENTS

Mon avis personnel

Dans cette partie, je vous donnerai mon avis sur la formation et le Bac Pro en général. Mais gardez bien en tête que cet avis n’est que MON avis. Ceci étant dit, continuons ! 

Les avantages du Baccalauréat Professionnel Commerce

Le gros point positif de la formation, c’est qu’il donne de véritables compétences en commerce, en gestion de stocks, gestion de point de vente, en technique de vente, etc. Si vous souhaitez apprendre un métier ou un domaine précis, que vous êtes certain à 1000% que c’est ce que vous voulez faire plus tard, la Baccalauréat Professionnel, dans n’importe quel domaine, est fait pour vous. 

En trois années, il permet de devenir un professionnel opérationnel, employable dès l’obtention du diplôme, ce qui n’est pas le cas des Bacs Généraux et Technologiques. Durant un Baccalauréat Professionnel, les enseignants et les professionnels vous apprennent un métier, ils vous forment à devenir de véritables professionnels. 

À titre d’exemple, le Baccalauréat Professionnel Commerce a développé chez moi une vraie culture du commerce, une « fibre » commerciale. Il m’a permis de vaincre ma timidité, notamment grâce aux sketchs de vente et aux stages. Il m’a également permis d’acquérir mes premières expériences professionnelles et de me créer un réseau qui m’est encore aujourd’hui utile. Enfin, en plus de m’avoir appris différentes techniques de vente, il m’a également permis de savoir me vendre, que ce soit dans une lettre de motivation mais surtout en entretien. 

Les inconvénients du Baccalauréat Professionnel Commerce

Comme pour toute chose, lorsqu’il y a des avantages, il y a aussi des inconvénients qui viennent avec. Et ces inconvénients ne sont pas des moindres, tant ils peuvent avoir une forte influence sur votre vie scolaire et professionnelle post-bac. 

Par exemple, si le Baccalauréat Professionnel Commerce a l’avantage d’apprendre les métiers du commerce, il a aussi l’inconvénient d’être très (voire trop) axé commerce opérationnel et permet donc moins de développer le coté stratégique du commerce (marketing, création de produit, entrepreneuriat, etc.). Vous apprendrez le métier de vendeur/vendeuse, un peu celui de chef/cheffe de rayon aussi, mais pas plus. C’est ce que je trouve un petit peu dommage dans cette formation, ce manque d’ouverture à d’autres disciplines qui faciliterait certaines passerelles. 

Quand vous voulez faire ou que vous faites un Baccalauréat Professionnel Commerce, il faut bien être certain de vouloir travailler dans le commerce plus tard. Il faut également être certain de vouloir faire des études courtes (bac à bac+3 maximum). Car le Bac Pro Commerce a ceci de particulier qu’à partir du moment où vous y entrez, vous avez une sorte de parcours post-bac préconçu. Pour certains, ceux qui savent ce qu’ils veulent faire, qui sont sûrs de vouloir travailler dans le commerce, ce sera une très bonne chose. Pour les autres, ceux qui doutent, ceux qui ne savent pas bien encore ce qu’ils vont faire (comme moi à l’époque), ce sera plus difficile. 

Avec le Bac Pro Commerce, vous avez une voie post-bac toute tracée : BTS MCO ou NDRC (et quelques autres BTS du secteur tertiaire), puis une Licence Professionnelle pour se spécialiser. C’est la suite dite « logique » du cursus. D’après une étude menée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation auprès des diplômés entrés en sixième en 2007 et sortis avec le bac en 2014, 2015 ou 2016, et relayée par letudiant.fr, 34% des bacheliers professionnels choisissent de poursuivre leurs études en BTS. Vous pouvez également choisir, à la fin de la Terminale, d’arrêter les cours (37%) ou choisir une formation « non-supérieurs » (CAP, BEP, mentions complémentaires diplômes d’État, brevets professionnels, brevets de technicien ou terminales d’une autre série professionnelle) (13%). 

Infographie poursuite d'étude des bacheliers professionnels.
Infographie poursuite d’étude des bacheliers professionnels, disponible sur letudiant.fr.

Si vous voulez sortir de ce chemin tout tracé, ce sera très compliqué. Alors pourquoi je vous dis cela ? En 2016, lors de ma dernière année de Bac Pro, j’ai voulu sortir un petit peu des clous et intégrer un DUT Gestion des Entreprises et des Administrations ou Techniques de Commercialisation. Résultat : malgré les nombreuses demandes que j’avais faites (et il y en avait beaucoup, je vous l’assure), aucun établissement ne m’a accepté en DUT. Aucun. J’ai pourtant eu une mention « Bien » à mon Bac et j’avais un dossier correct. Mais ça n’a pas suffi.

Là où je veux en venir, c’est que lorsque l’on est diplômé d’un Baccalauréat Professionnel Commerce, nos perspectives d’études post-bac sont très limitées : soit un BTS MCO ou NDRC, soit une Mention complémentaire… La chance que j’aie eu, dans mon malheur, ça a été qu’en 2016 les universités acceptaient tout le monde dans les formations qui n’étaient pas « en tensions ». J’ai donc pu intégrer une Licence 1 Administration Économique et Sociale, qui m’a ensuite permis de me réorienter en Licence Information-Communication.

Le problème, pour vous, et je le déplore, c’est que depuis la mise en place de Parcoursup, la sélection à l’entrée des universités est de mise et, là où moi j’ai eu la chance de pouvoir y accéder, ce sera beaucoup plus compliqué pour vous. Votre dossier sur les trois années se devra d’être impeccable. Parcoursup a restreint un certain « droit à l’erreur » dans l’orientation et maintenant, aussi injuste que ça soit, vous êtes un peu « prisonnier » de votre choix de formation au lycée. 

En définitif, il faut bien être conscient qu’intégrer un Bac Pro, ou du moins le Bac Pro Commerce, c’est accepter de ne pas pouvoir intégrer de DUT ou de Licence ensuite, ou du moins pas sans d’immenses difficultés. Pendant vos trois années de Bac Pro, vous ne serez préparé qu’à une potentielle poursuite en BTS, pas en DUT ou en Licence. Et si jamais vous souhaitez tout de même postuler à un DUT ou une Licence, vous devrez avoir un dossier scolaire sur les trois années de Bac Pro excellent. Pas moyen, pas même bon, mais excellent. 

JETER DE CHAPEAUX DIPLOMES

Conclusion

Alors, tout ce que je vous dis ici ne reflète que mon avis. Dans l’idéal, si vous pouvez vous rapprocher d’autres étudiants ou anciens étudiants pour en parler, ce serait super. Cela vous permettra d’avoir plusieurs opinions, de réellement peser le pour et le contre. 

Ces trois années ont été pour moi riches en apprentissages. J’y ai appris de nombreuses choses. Je le dis, le redis et le redirai à qui veut l’entendre : si vous savez que vous voulez être vendeur/vendeuse, puis chef/cheffe de rayon, et potentiellement monter encore les échelons, si vous en êtes certains à 100%, à 1000%, à 3000%, alors choisissez cette voie. Vous y apprendrez beaucoup et deviendrez en trois ans totalement opérationnel ! 

En revanche, si vous doutez, si vous vous posez des questions, si vous ne savez pas ce que vous voulez faire plus tard, ne choisissez pas le Baccalauréat Professionnel. Faites un Bac Général ou Technologique, le temps de faire mûrir votre projet professionnel, rien ne presse. En choisissant le Baccalauréat Professionnel, vous aurez beaucoup de mal à sortir du chemin tout tracé s’il ne vous convient pas. 

Je conclurai mon propos en vous invitant à partager cet article à toute personne que vous pourriez connaitre et qui se poserait des questions, soit sur le Bac Pro en général, soit plus spécifiquement au Bac Pro Commerce. Aussi, si vous êtes collégien, lycéen, n’hésitez pas à m’écrire si vous souhaitez plus de renseignements ou un complément d’information sur ma formation ou le Bac Pro en général. J’essayerai de vous aider au mieux. (Laissez-moi votre message dans la rubrique « Contact » ou sur LinkedIn.)

Enfin, si vous deviez retenir une seule chose de ce billet, gardez la phrase suivante : 

Le Baccalauréat Professionnel est une formidable formation, qui donne accès à de nombreuses compétences et expériences, mais qui a tendance à enfermer ses titulaires dans un chemin tout tracé, pour lequel il est très compliqué d’en sortir si on le souhaite.

CONFINEMENT ET ALTERNANCE : CRAINTES, INTERROGATIONS ET ESPOIR

Études

Il y a 6 jours, vendredi 27 mars, le Premier Ministre Édouard Philippe a annoncé le prolongement de la période de confinement pour encore 2 semaines supplémentaires, au minimum. Et alors que l’on parle d’une durée totale de confinement de 45 à 60 jours, quid de nos recherches d’alternance ?

deux hommes tiennent pancartes "pandemic #COVID19

Voilà maintenant plus de 2 mois que la France est frappée, elle aussi, par la pandémie de covid-19, nouveau coronavirus arrivé de Chine. 

Si, dans toute mon expression publique, j’ai volontairement souhaité ne jamais en parler, à l’exception d’une publication sur LinkedIn, où je parlais de la nécessité d’être pédagogue en période de crise, a fortiori pour les pouvoirs publics ou le gouvernement, c’est parce qu’un bon nombre de personnes en parle bien assez souvent et je ne voulais pas, moi aussi, contribuer à ce climat anxiogène. 

Cependant, je me vois, aujourd’hui, dans l’obligation de sortir de ma réserve, ne serait-ce que pour exprimer mes craintes et interrogations.

Cette crise sanitaire, qui nous oblige aujourd’hui à être confiné, pour une durée indéterminée, impacte nos vies comme jamais nous ne l’avons vu et, osons l’espérer, plus jamais nous ne le verrons.  

Bon nombre d’entreprises ont été et sont obligées de recourir au télétravail. Bon nombre d’entreprises, ne pouvant « télétravailler », ont dû se résoudre à réduire, voire cesser, leur activité le temps que le virus soit éradiqué et que nous puissions retrouver nos vies habituelles. Certains secteurs d’activité sont plus durement touchés par cette crise, je pense notamment au tourisme, à l’évènementiel, à la restauration ou encore à l’automobile. Certaines entreprises, notamment celles n’ayant pas une trésorerie permettant une cessation d’activité aussi longue, ne se relèveront sûrement pas de cette crise ou difficilement. 

Et dans toutes ces problématiques-là, il y en a une qui nous vient principalement à l’esprit, nous, étudiants, c’est celle du recrutement des entreprises. En temps normal, cette période est la période la plus importante pour trouver une alternance pour septembre. Mais à l’heure où nous sommes confinés chez nous (pour ceux qui respectent, effectivement, les directives du Gouvernement), où les entreprises bataillent pour garder leur carnet de commande, pour garder leurs clients actuels, pour adapter leur activité, soit par le télétravail, soit par des roulements sur le lieu de travail afin de limiter au maximum le nombre de personnes qui y travaillent en même temps… À ces heures compliquées-là, nous aussi, étudiants, sommes pleins d’interrogations et de craintes quant à notre avenir proche. 

Il ne faut pas se leurrer, pour nous qui sommes en recherche d’un contrat d’alternance, ce fichu covid-19 va avoir un impact sur nos recherches. Et, alors qu’il était déjà compliqué de trouver le précieux sésame avant cette crise sanitaire, il le sera encore plus après. 

Alors, en comparaison avec la possibilité de perdre la vie ou de voir ses proches la perdre, j’ai bien conscience que mes interrogations et craintes ne sont que très maigres. Mais tout de même. La crise est là. Certes, elle durera sûrement un peu dans le temps. Mais elle s’arrêtera. C’est le propre même de la crise que d’être très violente sur une période plus ou moins courte. Il est donc tout à fait normal, à mon sens, de s’interroger sur l’après-crise et les conséquences que ce nouveau coronavirus aura sur la société. Ici, je m’intéresse au recrutement des entreprises tout simplement parce que c’est mon avenir le plus proche. 

Craintes

Je pense que si vous êtes dans le même cas de figure que moi, que vous recherchez une entreprise qui pourra vous accueillir en alternance en septembre, vous êtes sans doute craintif quant à l’avenir. Peut-être même avez-vous peur. Ce serait en tout cas légitime !

Personnellement, je n’ai pas peur. Je suis « seulement » craintif. Je crains principalement deux choses à vrai dire. Deux choses qui sont relatives à la santé des entreprises à la fin de cette crise, de ce confinement qui, qu’on le veuille ou non, fait perdre de l’argent aux entreprises (même si c’est pour nous faire gagner, à tous, de la vie).

La santé financière des entreprises à l’issue de la crise

L’une des deux choses que je crains, c’est que les entreprises, à l’issue de la crise, peinent à se relever. Je crains que celles-ci, et notamment dans des secteurs très impactés par les conséquences du confinement, ne doivent se refermer sur elles-mêmes, geler leurs recrutements, voire même licencier, pour pouvoir se maintenir à flot. 

Dans le cas de ces entreprises-là, il est clair que recruter des alternants sera le dernier de leurs soucis. Ce qui est bien compréhensible ! Mais si les entreprises se renferment sur elles-mêmes, ne cherchent plus à recruter, à cause de chiffres en nette baisse dus au covid-19 et au confinement, qu’en sera-t-il pour nous ? Car, quoiqu’il arrive, il y a aura toujours autant de personnes en recherche d’alternance. Toujours autant de monde qui cherche le précieux sésame pour moins d’entreprises prêtes à le donner. Voilà ma seconde crainte, qui, finalement, découle de la première. 

Moins d’offre pour autant de demande

Si, comme je l’ai dit plus haut, la recherche d’alternance est habituellement compliquée pour tout le monde, cette année sera, sans aucun doute possible, encore plus compliquée. Nous devrons faire face à un marché où la demande sera toujours la même mais où l’offre aura sans doute diminué. 

Alors, ne nous cachons pas, il y aura des déçus. Des déçus tout simplement parce qu’il y aura moins de places pour faire entrer le même nombre de personnes. Les places seront précieuses cette année, sans doute encore plus qu’elles ne l’étaient les années passées. Et, même si je ne considère absolument pas la recherche d’alternance comme une compétition où il faut écraser les autres personnes aussi en recherche, il va de soi qu’il faudra encore plus faire la différence, encore plus se démarquer ! 

Interrogations

Une fois les craintes posées, les interrogations arrivent. Ne serait-ce que pour répondre aux craintes. 

Nous le savons, en règle générale, il est bon de commencer à candidater de manière spontanée (candidatures spontanées) en mars-avril. C’est en tout cas ce que l’on m’a conseillé. Il va de soi que pour le mois de mars, c’est pour le moins compromis. Avril le sera vraisemblablement aussi. Alors, là où nous avions 6 mois de recherches intensives devant nous, il ne nous en restera plus que 4.

Faut-il continuer à chercher pendant le confinement ? 

La première interrogation que j’ai par rapport à ce confinement, et dans le cadre de ma recherche, c’est celle de savoir s’il faut continuer de chercher. Ou du moins, faut-il continuer de montrer que l’on recherche. Pour ma part, je n’ai pas annoncé « officiellement » (j’entends ici sur les réseaux sociaux, type LinkedIn) ma recherche d’alternance. Je ne l’ai pas fait tout simplement parce que je pense que ce n’est pas le bon moment, que la période n’est absolument pas propice. 

Pour autant, je reste toujours en veille. Je regarde tous les jours ou tous les deux jours les sites d’offres d’emploi comme Indeed et les sites carrières des entreprises que j’ai ciblées. 

J’attends de voir. Je temporise. Pour dire vrai, j’aurais dû commencer à annoncer ma recherche le 17 mars. Compte-tenu du contexte, j’avais décidé de repousser au 31 mars. Mais très clairement, je vais être encore une fois obligé de repousser cette annonce « publique ». Ce ne sera que partie remise après tout. Je le ferais sans doute à l’annonce de la fin du confinement, en espérant que ce dernier soit levé pour le mois de mai. 

Faut-il postuler de manière spontanée pendant le confinement ? 

Une autre question que je me pose, qui rejoint un peu ma première interrogation, c’est celle de savoir si, en ces périodes de fortes modifications organisationnelles, les entreprises ont la tête à recruter ? Il est clair que pendant les deux premières semaines de confinement, elles ne l’avaient pas. L’auront-elles dans les jours, les semaines à venir ? Rien n’est moins sûr…

Si je me mets à la place des dirigeants d’entreprise, des responsables de service, je pense que l’heure n’est absolument pas au recrutement des alternants mais à assurer la continuité des activités de l’entreprise. Ce n’est que mon avis. Je n’ai pas la chance d’avoir dans mes connaissances proches des recruteurs ou dirigeants d’entreprise pour m’aiguiller sur le sujet. Mais je pense que si j’étais dirigeant, c’est ainsi que je résonnerais : 1. assurer la continuité des activités de l’entreprise et se concentrer uniquement à cela jusqu’à la fin du confinement ; 2. faire le point sur les conséquences économiques, humaines et matérielles de la crise sur l’entreprise ; 3. débuter les campagnes de recrutement, si les finances le permettent, quitte à accélérer un peu le processus de recrutement initial. 

À vrai dire, en écrivant ces quelques mots ci-dessus, mon interrogation n’en est plus une. Le recrutement se fait lorsque l’entreprise voit claire en l’avenir. Or, il n’y a pas de période plus incertaine que celle que nous vivons actuellement, notamment pour les entreprises. Je pense donc, et encore une fois ce n’est que mon avis, qu’il convient de les laisser tranquilles pour le moment, jusqu’à la fin du confinement, jusqu’à ce que l’épidémie s’estompe. Peut-être que je me trompe, peut-être pas. L’avenir nous le dira !

Espoir

Malgré les craintes que nous pouvons avoir, malgré les questions nous pouvons nous poser, il nous est tout de même permis de garder espoir. 

Oui, notre recherche sera un peu plus compliquée, mais il y aura toujours des postes à pourvoir. Peut-être que des entreprises, des structures, qui avaient prévu de recruter un ou plusieurs alternants en septembre devront se résigner à ne pas le faire à cause des 2-3 mois de cessation partielle ou complète de leurs activités, mais d’autres entreprises ont continué de maintenir les leurs. 

Il y aura peut-être moins d’entreprises pour nous accueillir, mais il y en aura toujours. Dans tout projet, il y a un facteur risque, un facteur incertitude, un facteur imprévu. Aujourd’hui, dans notre projet de recherche d’alternance, l’imprévu c’est ce maudit virus. Essayons de le vivre comme une expérience de la vie, voire une expérience professionnelle, et surmontons-le ! 

Restons chez nous et peaufinons nos stratégies de recherche pour que, une fois le confinement levé, nous soyons prêts à tout donner pour obtenir nos alternances !



Liens utiles :

– En savoir plus sur ma recherche d’alternance

Pourquoi avoir créé un site web ?

Blog

Le 17 février 2020, je me suis décidé à créer mon site web personnel. Un mois, quasiment jour pour jour, plus tard, j’annonçai publiquement l’existence de ce dernier. Mais alors pourquoi avoir créé ce site web et surtout qu’est-ce que vous pourrez retrouver dessus ? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

Genèse du projet

À l’occasion d’un trajet en voiture, pour rallier l’ouest à l’est de la France, et alors que je travaillais sur l’élaboration de la stratégie que j’utiliserai dans le cadre de ma recherche d’alternance, j’en suis venu à me poser la question de savoir comment j’allais pouvoir faire pour détailler au mieux mes expériences professionnelles et mon cursus scolaire. 

Pendant un temps, mon idée a été de créer une page « entreprise » sur LinkedIn, où j’allais communiquer comme une marque classique, à ceci près que la marque en question c’était moi. L’idée en soi était intéressante mais malheureusement bien trop compliquée à mettre en place. Il aurait fallu être très actif et réussir à fédérer une communauté dans un court laps de temps pour que la mayonnaise prenne. Et puis, compte-tenu de l’enjeu (trouver une entreprise pour m’accueillir dans le cadre d’un contrat d’alternance), le risque d’échec était bien trop important pour que je m’aventure dans la réalisation de cette idée.

Une autre de mes idées a été de créer plusieurs publications, avec plusieurs visuels, toujours sur LinkedIn, pour détailler mes différentes expériences et mon parcours scolaire (une publication par expérience professionnelle et formation). Là aussi, l’idée semblait bonne mais après réflexion, j’ai jugé qu’elle pourrait être trop redondante et surtout que les publications seraient inefficaces du fait de la fragmentation du CV. En effet, le recruteur doit être en capacité d’avoir la totalité de mon parcours sous les yeux et choisir quoi regarder sans avoir à aller chercher lui-même les publications qui pourraient potentiellement l’intéresser.

C’est alors que m’est venue l’idée de créer un site web personnel. C’est une idée qui me trottait déjà dans la tête depuis quelques temps. Au départ, ce site web je le voyais comme une sorte de portfolio, de site-CV. C’était le projet initial. Puis, au fur et à mesure de l’avancée du projet, j’ai décidé d’ajouter une partie « blog » pour dynamiser le site d’une part, mais surtout pour disposer d’une tribune libre où m’exprimer. 

Le 17 février 2020, l’idée de créer ce site web personnel-professionnel m’est venue. Pendant un mois entier je l’ai travaillé, j’ai créé l’arborescence, écrit les différentes pages, je l’ai peaufiné. Aujourd’hui, le 19 mars 2020, je lance officiellement dimitrikozak.fr publiquement.

Je n’ai pas l’outrecuidance de me penser important au point d’espérer des milliers de connexions par minute, je n’ai pas non plus la prétention de me dire spécialiste/expert en blogging ou en rédaction web. Ce site web, et le blog qui en fait partie, n’est que la réponse à une triple-problématique. 

La solution à une triple-problématique 

L’idée de créer un site web avec une partie blog a émergé pour répondre à un triple-objectif :

  1. Permettre à quiconque le souhaitant d’en apprendre plus sur moi professionnellement, de manière bien plus détaillée que sur un réseau comme LinkedIn ou que sur un CV. 
  2. Me permettre de soigner mon e-réputation et donc, de surcroît, ma réputation globale. 
  3. Me permettre de communiquer librement, disposer d’une tribune. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de disposer d’un média à soi finalement. 

Site CV 

Je vous l’ai dit quelques lignes plus haut, le but premier de ce site web est de me servir de portfolio, de site-CV, afin de pouvoir détailler véritablement en profondeur mes différentes expériences professionnelles et mon cursus scolaire, choses que des réseaux sociaux professionnels comme Viadeo ou LinkedIn ne permettent pas, ou moins. 

Ce site web doit permettre à toute personne le souhaitant de pouvoir en savoir plus et approfondir ses recherches sur mon moi professionnel, aussi bien au niveau de mon parcours scolaire qu’au niveau de mes expériences. C’est le premier objectif de ce site web, l’avenir nous dira s’il y répond au mieux. 

E-réputation

La bataille de la réputation et surtout de l’e-réputation est plus que jamais d’actualité dans nos sociétés ultra-connectées. Aujourd’hui, lorsque vous vous apprêtez à rencontrer un nouvel interlocuteur, que ce soit dans le cadre d’un recrutement, dans un cadre commercial ou autre, et quelle que soit votre position dans ce cadre-là (vendeur, acheteur, recruteur, futur recruté…), il y a forcément un moment où vous viendra à l’idée de googliser le nom de ce dernier. C’est une très bonne manière de savoir à qui vous allez avoir affaire. En quelques clics, vous pourrez, a minima, savoir son parcours professionnel, son cursus scolaire, ses hobbies. Et finalement, tout ce que vous pourrez trouver sur cette personne participe de son e-réputation.  

La création de ce site web entre dans ce cadre-là. Mon souhait, c’est que lorsqu’une personne tape mon nom dans Google, elle puisse avoir accès à toute ma personne professionnelle, en quelques clics, sans avoir à faire des recherches poussées. En plus de cette volonté de simplifier la recherche de celle ou celui qui voudrait en savoir plus sur moi, le fait d’avoir ce média, à moi, et uniquement à moi, me permet de tenter de contrôler au mieux ma présence numérique et donc mon e-réputation et donc, de surcroit, ma réputation globale. 

Une tribune libre

Enfin, ce site web est la solution à un troisième objectif : celui de disposer d’une tribune, de pouvoir communiquer librement. Voilà maintenant 2-3 ans que j’éprouvais le désir de pouvoir m’exprimer librement dans un média. Pendant longtemps, j’ai cherché le meilleur moyen : blog, journal étudiant, publications sur les réseaux sociaux, etc. Si au final ces moyens disposaient tous d’avantages intrinsèques, propres au média utilisé, ils présentaient un inconvénient commun, de taille pour moi : celui de devoir se conformer à une ligne éditoriale et surtout à une thématique précise pour pouvoir attirer le lecteur et donc être lu.

Pour moi, le seul moyen de pouvoir communiquer librement, parler de sujets qui me passionnent et me touchent, sans avoir à me soumettre à une ligne éditoriale, en donnant mon avis, mes opinions, mes billets d’humeur, était de créer mon propre média, où la thématique principale serait… moi.

Cette dernière phrase, je suis bien conscient qu’elle peut sonner très mégalomaniaque. Pour autant, c’est la vérité. Ce blog n’a pour objectif de fédérer une communauté de millions de personnes, elle a seulement pour but de me permettre de m’exprimer, de parler de sujets que je connais, pour les avoir vécus, ou qui me touchent. Ce blog est donc avant tout centré sur MES envies, MES intérêts, MES craintes, MES réussites et MES échecs. C’est pour cela que je me permets de dire, sans aucun orgueil démesuré, que « la thématique principale, c’est moi » (n’y voyez ici aucune référence à Jean-Luc Mélenchon et son désormais célèbre « la République, c’est moi »). Ceci étant dit, je suis sûr que des personnes se retrouveront dans mes propos. Peut-être pas dans tous les articles. Peut-être seulement dans certaines catégories d’articles, certaines thématiques, certains sujets.

La seule manière de savoir, je suis bien désolé de ne pas pouvoir vous mâcher un peu plus le travail, ce sera de lire mes différents articles, voir dans lesquels vous vous retrouver le plus. D’ailleurs, n’hésitez pas à me faire vos retours en messages privés, sur LinkedIn ou Twitter, ou à me soumettre des thèmes ou sujets d’articles que vous aimeriez voir traités à l’avenir. S’ils sont en adéquations avec mes envies, je me ferais un plaisir de les écrire !

Conclusion

J’espère avoir été assez clair dans mes propos pour ce premier article. Tenir un blog est une nouvelle expérience pour moi, si bien que je suis preneur de toutes les remarques constructives, positives comme négatives, afin de pouvoir toujours m’améliorer et vous proposer du contenu en adéquation avec vos envies et les miennes

À l’instar de la ligne éditoriale, je ne m’imposerai pour le moment aucun rythme de publication mais essayerai tout de même, dans les semaines à venir, de tester un rythme d’un article toutes les deux semaines. Le temps de me rôder dans l’écriture des articles, de trouver ma patte, mais aussi afin de me garder du temps pour la fin de ma Licence Information-Communication et mon actuelle recherche d’alternance.

Je conclurai ce premier article en vous disant toute ma fierté de voir éclore ce site web et ce blog. Je ne sais pas si le site web remplira ses objectifs, nous ne le saurons que dans quelques temps, et ceci fera surement l’objet d’un article. Je ne sais pas non plus si le blog trouvera ses lecteurs. Mais une chose est sûre, c’est que je suis très content de commencer cette nouvelle aventure et j’espère que, vous qui me lisez actuellement, vous retrouverez dans les différents sujets que j’aborderai dans les semaines à venir.