CONFINEMENT ET ALTERNANCE : CRAINTES, INTERROGATIONS ET ESPOIR

Études

Il y a 6 jours, vendredi 27 mars, le Premier Ministre Édouard Philippe a annoncé le prolongement de la période de confinement pour encore 2 semaines supplémentaires, au minimum. Et alors que l’on parle d’une durée totale de confinement de 45 à 60 jours, quid de nos recherches d’alternance ?

deux hommes tiennent pancartes "pandemic #COVID19

Voilà maintenant plus de 2 mois que la France est frappée, elle aussi, par la pandémie de covid-19, nouveau coronavirus arrivé de Chine. 

Si, dans toute mon expression publique, j’ai volontairement souhaité ne jamais en parler, à l’exception d’une publication sur LinkedIn, où je parlais de la nécessité d’être pédagogue en période de crise, a fortiori pour les pouvoirs publics ou le gouvernement, c’est parce qu’un bon nombre de personnes en parle bien assez souvent et je ne voulais pas, moi aussi, contribuer à ce climat anxiogène. 

Cependant, je me vois, aujourd’hui, dans l’obligation de sortir de ma réserve, ne serait-ce que pour exprimer mes craintes et interrogations.

Cette crise sanitaire, qui nous oblige aujourd’hui à être confiné, pour une durée indéterminée, impacte nos vies comme jamais nous ne l’avons vu et, osons l’espérer, plus jamais nous ne le verrons.  

Bon nombre d’entreprises ont été et sont obligées de recourir au télétravail. Bon nombre d’entreprises, ne pouvant « télétravailler », ont dû se résoudre à réduire, voire cesser, leur activité le temps que le virus soit éradiqué et que nous puissions retrouver nos vies habituelles. Certains secteurs d’activité sont plus durement touchés par cette crise, je pense notamment au tourisme, à l’évènementiel, à la restauration ou encore à l’automobile. Certaines entreprises, notamment celles n’ayant pas une trésorerie permettant une cessation d’activité aussi longue, ne se relèveront sûrement pas de cette crise ou difficilement. 

Et dans toutes ces problématiques-là, il y en a une qui nous vient principalement à l’esprit, nous, étudiants, c’est celle du recrutement des entreprises. En temps normal, cette période est la période la plus importante pour trouver une alternance pour septembre. Mais à l’heure où nous sommes confinés chez nous (pour ceux qui respectent, effectivement, les directives du Gouvernement), où les entreprises bataillent pour garder leur carnet de commande, pour garder leurs clients actuels, pour adapter leur activité, soit par le télétravail, soit par des roulements sur le lieu de travail afin de limiter au maximum le nombre de personnes qui y travaillent en même temps… À ces heures compliquées-là, nous aussi, étudiants, sommes pleins d’interrogations et de craintes quant à notre avenir proche. 

Il ne faut pas se leurrer, pour nous qui sommes en recherche d’un contrat d’alternance, ce fichu covid-19 va avoir un impact sur nos recherches. Et, alors qu’il était déjà compliqué de trouver le précieux sésame avant cette crise sanitaire, il le sera encore plus après. 

Alors, en comparaison avec la possibilité de perdre la vie ou de voir ses proches la perdre, j’ai bien conscience que mes interrogations et craintes ne sont que très maigres. Mais tout de même. La crise est là. Certes, elle durera sûrement un peu dans le temps. Mais elle s’arrêtera. C’est le propre même de la crise que d’être très violente sur une période plus ou moins courte. Il est donc tout à fait normal, à mon sens, de s’interroger sur l’après-crise et les conséquences que ce nouveau coronavirus aura sur la société. Ici, je m’intéresse au recrutement des entreprises tout simplement parce que c’est mon avenir le plus proche. 

Craintes

Je pense que si vous êtes dans le même cas de figure que moi, que vous recherchez une entreprise qui pourra vous accueillir en alternance en septembre, vous êtes sans doute craintif quant à l’avenir. Peut-être même avez-vous peur. Ce serait en tout cas légitime !

Personnellement, je n’ai pas peur. Je suis « seulement » craintif. Je crains principalement deux choses à vrai dire. Deux choses qui sont relatives à la santé des entreprises à la fin de cette crise, de ce confinement qui, qu’on le veuille ou non, fait perdre de l’argent aux entreprises (même si c’est pour nous faire gagner, à tous, de la vie).

La santé financière des entreprises à l’issue de la crise

L’une des deux choses que je crains, c’est que les entreprises, à l’issue de la crise, peinent à se relever. Je crains que celles-ci, et notamment dans des secteurs très impactés par les conséquences du confinement, ne doivent se refermer sur elles-mêmes, geler leurs recrutements, voire même licencier, pour pouvoir se maintenir à flot. 

Dans le cas de ces entreprises-là, il est clair que recruter des alternants sera le dernier de leurs soucis. Ce qui est bien compréhensible ! Mais si les entreprises se renferment sur elles-mêmes, ne cherchent plus à recruter, à cause de chiffres en nette baisse dus au covid-19 et au confinement, qu’en sera-t-il pour nous ? Car, quoiqu’il arrive, il y a aura toujours autant de personnes en recherche d’alternance. Toujours autant de monde qui cherche le précieux sésame pour moins d’entreprises prêtes à le donner. Voilà ma seconde crainte, qui, finalement, découle de la première. 

Moins d’offre pour autant de demande

Si, comme je l’ai dit plus haut, la recherche d’alternance est habituellement compliquée pour tout le monde, cette année sera, sans aucun doute possible, encore plus compliquée. Nous devrons faire face à un marché où la demande sera toujours la même mais où l’offre aura sans doute diminué. 

Alors, ne nous cachons pas, il y aura des déçus. Des déçus tout simplement parce qu’il y aura moins de places pour faire entrer le même nombre de personnes. Les places seront précieuses cette année, sans doute encore plus qu’elles ne l’étaient les années passées. Et, même si je ne considère absolument pas la recherche d’alternance comme une compétition où il faut écraser les autres personnes aussi en recherche, il va de soi qu’il faudra encore plus faire la différence, encore plus se démarquer ! 

Interrogations

Une fois les craintes posées, les interrogations arrivent. Ne serait-ce que pour répondre aux craintes. 

Nous le savons, en règle générale, il est bon de commencer à candidater de manière spontanée (candidatures spontanées) en mars-avril. C’est en tout cas ce que l’on m’a conseillé. Il va de soi que pour le mois de mars, c’est pour le moins compromis. Avril le sera vraisemblablement aussi. Alors, là où nous avions 6 mois de recherches intensives devant nous, il ne nous en restera plus que 4.

Faut-il continuer à chercher pendant le confinement ? 

La première interrogation que j’ai par rapport à ce confinement, et dans le cadre de ma recherche, c’est celle de savoir s’il faut continuer de chercher. Ou du moins, faut-il continuer de montrer que l’on recherche. Pour ma part, je n’ai pas annoncé « officiellement » (j’entends ici sur les réseaux sociaux, type LinkedIn) ma recherche d’alternance. Je ne l’ai pas fait tout simplement parce que je pense que ce n’est pas le bon moment, que la période n’est absolument pas propice. 

Pour autant, je reste toujours en veille. Je regarde tous les jours ou tous les deux jours les sites d’offres d’emploi comme Indeed et les sites carrières des entreprises que j’ai ciblées. 

J’attends de voir. Je temporise. Pour dire vrai, j’aurais dû commencer à annoncer ma recherche le 17 mars. Compte-tenu du contexte, j’avais décidé de repousser au 31 mars. Mais très clairement, je vais être encore une fois obligé de repousser cette annonce « publique ». Ce ne sera que partie remise après tout. Je le ferais sans doute à l’annonce de la fin du confinement, en espérant que ce dernier soit levé pour le mois de mai. 

Faut-il postuler de manière spontanée pendant le confinement ? 

Une autre question que je me pose, qui rejoint un peu ma première interrogation, c’est celle de savoir si, en ces périodes de fortes modifications organisationnelles, les entreprises ont la tête à recruter ? Il est clair que pendant les deux premières semaines de confinement, elles ne l’avaient pas. L’auront-elles dans les jours, les semaines à venir ? Rien n’est moins sûr…

Si je me mets à la place des dirigeants d’entreprise, des responsables de service, je pense que l’heure n’est absolument pas au recrutement des alternants mais à assurer la continuité des activités de l’entreprise. Ce n’est que mon avis. Je n’ai pas la chance d’avoir dans mes connaissances proches des recruteurs ou dirigeants d’entreprise pour m’aiguiller sur le sujet. Mais je pense que si j’étais dirigeant, c’est ainsi que je résonnerais : 1. assurer la continuité des activités de l’entreprise et se concentrer uniquement à cela jusqu’à la fin du confinement ; 2. faire le point sur les conséquences économiques, humaines et matérielles de la crise sur l’entreprise ; 3. débuter les campagnes de recrutement, si les finances le permettent, quitte à accélérer un peu le processus de recrutement initial. 

À vrai dire, en écrivant ces quelques mots ci-dessus, mon interrogation n’en est plus une. Le recrutement se fait lorsque l’entreprise voit claire en l’avenir. Or, il n’y a pas de période plus incertaine que celle que nous vivons actuellement, notamment pour les entreprises. Je pense donc, et encore une fois ce n’est que mon avis, qu’il convient de les laisser tranquilles pour le moment, jusqu’à la fin du confinement, jusqu’à ce que l’épidémie s’estompe. Peut-être que je me trompe, peut-être pas. L’avenir nous le dira !

Espoir

Malgré les craintes que nous pouvons avoir, malgré les questions nous pouvons nous poser, il nous est tout de même permis de garder espoir. 

Oui, notre recherche sera un peu plus compliquée, mais il y aura toujours des postes à pourvoir. Peut-être que des entreprises, des structures, qui avaient prévu de recruter un ou plusieurs alternants en septembre devront se résigner à ne pas le faire à cause des 2-3 mois de cessation partielle ou complète de leurs activités, mais d’autres entreprises ont continué de maintenir les leurs. 

Il y aura peut-être moins d’entreprises pour nous accueillir, mais il y en aura toujours. Dans tout projet, il y a un facteur risque, un facteur incertitude, un facteur imprévu. Aujourd’hui, dans notre projet de recherche d’alternance, l’imprévu c’est ce maudit virus. Essayons de le vivre comme une expérience de la vie, voire une expérience professionnelle, et surmontons-le ! 

Restons chez nous et peaufinons nos stratégies de recherche pour que, une fois le confinement levé, nous soyons prêts à tout donner pour obtenir nos alternances !



Liens utiles :

– En savoir plus sur ma recherche d’alternance

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